le vin

Digression : “La vie est trop courte pour boire du mauvais vin !

Qui l’a dit ? Eh bien, Goethe, qui d’autre. On ne peut pas dire qu’il méprisait un bon vin. En tant que prince des poètes,

il pouvait se le permettre. Dans la maison de ses parents à Francfort, qui disposait d’une cave à vin très respectable, même l’enfant de dix ans a été initié au vin.

La légende veut qu’un bain de vin ait ramené à la vie le nouveau-né que la sage-femme avait déjà abandonné.

 

Goethe et le vin

Goethe était à la fois un épicurien, un connaisseur et un grand buveur. Il a fait envoyer ses couronnes préférées à Weimar par le vignoble mosellan Brentano, qui est encore autorisé à commercialiser un “vin de Goethe” aujourd’hui, et le Riesling franconien “Würzburger Stein” au curexil à Carlsbad.

Dans son roman éponyme, Thomas Mann fait lire à Lotte à Weimar, l’amour de Werther, avec une précision méticuleuse et un ton sec, que le vieux rat Geheime (conseiller privé) s’est permis de manger une mesure ondulée de vin du Rhin, de Bourgogne, de champagne et de Vino Tinto au déjeuner.

Lors de ces retrouvailles légendaires, après 40 ans, elle ne buvait elle-même que de l’eau de Cheb.

On dit que Goethe s’était délicatement offert du champagne au petit déjeuner et qu’une demi-heure avant sa mort, il avait demandé un verre de vin, dilué cependant, ce qui n’était pas inhabituel à l’époque.

Les gens buvaient le vin, qui était de toute façon moins alcoolisé, en plus grande quantité qu’aujourd’hui. Dans de nombreux endroits, l’eau potable était si misérable qu’on ne pouvait en profiter qu’avec du vin.

L’automne, une période de bonheur pour le vin

A table avec Goethe (Tiré du livre de cuisine de Goethe)

En guise de prologue, peut-être la soupe au vin d’échalotes cuites à la vapeur, d’estragon, de bouillon de bœuf et de vin blanc sec, alliée à l’œuf et à la crème et couronnée de croûtons ?

Après un entre’acte de saumon au Riesling aspic à un rouge corsé, le plat principal : des médaillons de cerf à la sauce au sureau et aux légumes aux pommes. Pour cela, ne coupez pas trop finement les médaillons de cerf, faites-les frire dans du beurre clarifié chaud, gardez-les au chaud.

Faites suer des baies de sureau dans le bouillon de rôti, ajoutez une bonne dose de bourgogne et de crème aigre, du sel et du poivre. Faites cuire à la vapeur des graines de tournesol rôties au beurre avec des tranches de pomme et déglacez le tout avec du Calvados.

Enfin, un délicieux poème tiré d’une mousse de vin légère et plumeuse, pour laquelle du vin blanc fruité a été fouetté avec du sucre, de la cannelle, du zeste de citron, chauffé à feu doux, puis remué dans un bol froid pour être décoré de macarons aux amandes.

 

Le vin avec modération – un élixir de vie bénéfique pour la santé ?

Le sage Conseil privé soupçonnait-il déjà que dans le vin ne se trouve pas seulement la vérité mais aussi la santé ? C’est du moins ce que prétendent les résultats de récentes études à long terme menées aux États-Unis, qui ont fait sensation lors d’un congrès international sur le cœur à Munich en 2009. Selon ces études, le vin aurait un effet contre les crises cardiaques, entre autres parce qu’il a un effet positif sur le rapport cholestérol LDL-HDL.

Ces hypothèses ne sont pas nouvelles. Même Hippocrate considérait le vin comme un remède, et à la fin du XIXe siècle, il faisait encore partie du répertoire standard de certaines compagnies d’assurance maladie. Seules les bénédictions de la pharmacie naissante l’ont poussé à quitter la pharmacie.

Le vin est riche en nutriments, vitamines, minéraux et oligo-éléments. En outre, les polyphénols contenus dans le vin, considérés comme des antioxydants essentiels, ont un effet important contre la dégradation des cellules et renforcent le système immunitaire. Une consommation modérée semble donc favoriser les buveurs de vin par rapport aux amateurs de bière et de spiritueux en termes de santé.

 

Le vin, c’est grisant, la bière, c’est fatigant ?

Parmi les poètes et les écrivains, il n’y a probablement que quelques ascètes du vin (Schiller, cependant, s’est inspiré de l’odeur de poires pourries, et Jean Paul ne pouvait pas décoller sans sa bière de Bayreuth). Le vin inspire. Pendant que la tête se remplit de pensées drôles, les pieds tombent en pas de danse, la langue se détend et l’esprit se réchauffe. Il s’agit évidemment d’une forme d’existence très souhaitable.

Le poète Robert Gernhardt a les mots de la fin : “Bouteille de vin, bouteille de vin, sera bientôt vidée, parce que j’ai besoin d’une bouteille de vin par poème et rien de plus !

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